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CONFERENCE sur le genre et les inégalités F/H, à l’IGPDE (ministère de l’Economie et des Finances)

3 décembre 2016 admin 0

A l’invitation de l’Institut de la Gestion Publique et du Développement économique (IGPDE), qui est l’opérateur de formation permanente du ministère de l’Économie et des Finances, j’ai participé à une conférence sur les inégalités entre les femmes et les hommes, le 29 novembre 2016.

Le titre de ma communication était : « D’où viennent les inégalités entre les femmes et les hommes ». En voici les grandes lignes.

Les inégalités entre les femmes et les hommes sont difficiles à combattre :

En effet, on touche à l’intime, à la vie privée des gens ; or la vie privée est politique. Ces inégalités procèdent de mécanismes de pensée et d’habitudes largement involontaires, inconscientes. De plus, on a l’impression que tout est réglé, que c’est une question qui concerne les anciennes générations.

Plusieurs lois récentes ont réaffirmé et amplifié l’impératif d’égalité. Citons la loi du 6 août 2012 relative au délit de harcèlement sexuel, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et la loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel. Pourquoi a-t-il fallu des lois garantissant une égalité effective entre les femmes et les hommes ?

Parce que, dans l’histoire de la République, dans les vies quotidiennes, au travail comme dans le sphère domestiques : le masculin est universel, le féminin représente la différence, la marge. Cela se vérifie encore largement dans les discours, les représentations, l’iconographie. Par exemple, pour les sportifs, on dit « l’équipe de France », mais pour les sportives, « l’équipe de France féminine ». On parle aussi, en sociologie, de masculin neutre.

C’est là qu’il faut différencier « sexe » (biologique) et « genre » (construction sociale du masculin et du féminin) :

Un enjeu, quand on parle des inégalités femmes-hommes, c’est le poids des stéréotypes, qui enferment les individus dans un cadre de référence donné, admis et habituellement véhiculé. Il s’agit de croyances, de préjugés, de clichés qui occasionnent une généralisation touchant un groupe de personnes (ici, les femmes) et les différenciant d’un autre (les hommes). Les stéréotypes résistent à l’information nouvelle. Plutôt que de saisir l’individu dans toute sa complexité, on lui applique un calque relié aux circuits cognitifs et émotionnels existants.

Les stéréotypes sont des construits historiques, politiques, les stéréotypes sont par ailleurs relayés par de nombreux médias (au sens large du terme) : dictons populaires, humour, symboles, langage, et un biais qui paraît particulièrement évident qui est la publicité.

En tout état de cause, les stéréotypes de genre véhiculent et reproduisent, en les renforçant, des normes sociales induites et fortement inégalitaires entre les hommes et les femmes. Et toute catégorisation implique une hiérarchisation (Françoise Héritier).

Aux femmes, le monde domestique, le foyer, la sphère intérieure ou privée, le soin du conjoint et des enfants, ou bien les caractéristiques de la séductrice, de l’objet sexuel, voire de l’objet tout court. La discrétion, la douceur. Les hommes sont pour leur part associés au monde extérieur, à la liberté, à l’aventure, à l’argent, au travail, à l’autorité, à la force (physique et mentale). Le problème est le côté systématique et cumulatif de l’iconographie et des discours (et donc des pratiques) Pour la prise d’exemple, le formatage des mentalités, c’est un problème, notamment pour les enfants.

Les stéréotypes créent des inégalités, je le disais, pour un grand nombre d’activités humaines. Dès l’enfance se construit l’idée qu’il y a des mondes d’hommes et des mondes de femmes. Ainsi, le marketing pour enfants est de plus en plus genré, et même sexualisé (pour les filles). Les stéréotypes de genre existent dans la plupart des sphères de socialisation et de vie.

Ainsi, l’ensemble des champs des politiques publiques sont concernés et, à terme, tout le monde a à y gagner, même si le coût existe à court terme.

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Présentation du rapport « Quelle action publique pour demain ? » au CESE, le 9 juin 2015

27 juin 2015 admin 0

Le 9 juin 2015, j’étais conviée par l’association Le Rameau à présenter, au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), quelques éléments du rapport « Quelle action publique pour demain ? », que j’avais coordonné avec Dominique Bureau (ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie), et que nous avions remis à Thierry Mandon. Le titre de la conférence était : « Les alliances, moteurs du changement d’échelle de l’innovation sociétale ». Elle s’organisait en trois tables-rondes.

La première table-ronde s’intitulait « Regards croisés sur 5 ans de recherche du Rameau sur les alliances pour le changement d’échelle de l’innovation sociétale ».

La deuxième table-ronde portait sur « Les pratiques d’alliances innovantes ».

Enfin, la troisième table-ronde, où j’intervenais, avait pour titre : « Quelles alliances pour répondre aux défis du XXIe siècle ? ». Les autres invités étaient Jean-Paul Bailly, Président de la Délégation prospective du CESE et ancien Président du groupe La Poste, Stanislas Chapron, Président de la Commission « Rapprochement des mondes » du MEDEF, et Brigitte Giraud, Vice-Présidente du Mouvement associatif.

J’ai notamment évoqué le contexte actuel de défiance qui caractérise la société française, et proposé des pistes de réflexion, à partir du rapport « Quelle action publique pour demain ? », pour combattre ce phénomène. La discussion a porté sur la promotion de l’expérimentation, notamment dans les territoires, et de l’évaluation des politiques publiques ; sur la capitalisation des bonnes pratiques en matière d’innovation dans les entreprises et les associations ; ainsi que de la nécessité de promouvoir, dans un cadre qui se doit d’être formalisé, opérationnel et transparent, la concertation citoyenne, au sein d’une société que l’on sougaite de plus en plus décloisonnée.

J’ai précisé, enfin, que l’innovation pouvait venir d’une approche nouvelle de certains sujets : ainsi, l’appréhension de la RSE par le sport-santé et le sport-bien-être, pour tous les salariés, apparaît comme une piste innovante, notamment dans une démarche de prospective.

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Remise du rapport sur l’engagement des jeunes à Patrick Kanner, le 22 juin 2015

24 juin 2015 admin 0

Le 22 juin 2015, Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective, remettait à Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le rapport qu’il nous avait commandé sur l’engagement des jeunes.

Ce rapport, que j’ai co-écrit avec Béligh Nabli, contient 25 propositions sur l’engagement bénévole, le volontariat et la place des jeunes dans les instances de décision.

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Pour en finir avec le cumul des mandats, ouvrons nos institutions

6 juillet 2014 admin 0

Plurielle, ouverte sur le monde, davantage diplômée et connectée, la société française vit des mutations fondamentales et irréversibles: elle est de plus en plus avide de fluidité et d’horizontalité. Ces évolutions ne sont pas sans susciter certaines peurs – d’une fragilisation identitaire, de tensions communautaires, etc. -, qui sont d’autant plus fortes que les pouvoirs publics et privés ne prennent pas suffisamment acte des richesses et des opportunités dont ces mutations sont porteuses.

Mettre un terme à la spirale de défiance à laquelle les institutions sont confrontées suppose donc de recréer un véritable projet politique et de faire le choix d’orientations claires et assumées, en acceptant le monde tel qu’il est. C’est l’un des points essentiels traités dans le rapport « Quelle France dans 10 ans? » de France Stratégie, remis récemment au Président de la République.

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« Quelle France dans 10 ans ? », Rapport pour le Président de la République

25 juin 2014 admin 0

Quelle France dans 10 ans ? Restaurer la confiance dans le modèle républicain, c’est élaborer un véritable projet politique pour la France qui permettra d’adapter davantage l’État à l’évolution des besoins de la société. Tout d’abord, il s’agira de moderniser les institutions démocratiques, notamment en poursuivant la réforme de la représentativité élective, pour rapprocher les citoyens des décisions. De plus, afin de lutter contre le sentiment de délaissement d’une partie de la population, les pouvoirs publics devront rendre plus effective la lutte contre les discriminations et garantir à tous un accès aux services publics, en tout point du territoire. Ces mesures sont indissociables d’une réforme globale de l’organisation territoriale qui donnera aux différents pouvoirs des moyens d’action réels pour répondre aux nouveaux besoins économiques et sociaux.

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La prise en compte de critères ethniques et culturels dans l’action publique. Une approche comparée

22 avril 2011 admin 0

Le cadre républicain français est très attentif au principe d’égalité et à la neutralité au regard de tout critère lié à l’origine ou à la religion. Il s’agit, selon la terminologie en vigueur, d’un modèle « color-blind ». D’autres pays insistent plutôt sur une approche « color-conscious » : selon eux, cette approche permettrait d’une part de lutter efficacement contre les discriminations et d’autre part de promouvoir le « vivre-ensemble » à travers la reconnaissance de spécificités culturelles.