Unknown

Invitée de « C dans l’air » sur Trump, la Syrie et la Corée du Nord, le 11/04/17

17 avril 2017 admin 0

Le 11 avril 2017, j’étais invitée de l’émission « C dans l’air » sur France 5, présentée par Caroline Roux.

Un conflit peut-il éclater en Asie ? Deux jours après le bombardement sur une base syrienne, l’envoi, au large de la péninsule coréenne, du porte-avions USS Carl Vinson et de la flottille qui l’accompagne suscite l’inquiétude des pays de la région et de la communauté internationale.

Peu avant les célébrations de l’anniversaire de la naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée, Kim Il-sung, le 15 avril 2017 – date qui donne généralement lieu à une démonstration de puissance militaire par la Corée du Nord –, le bras de fer se durcit entre Washington et Pyongyang. Et de chaque côté, c’est l’escalade verbale : pour les États-Unis, qui n’écartent pas l’option militaire, la présence au large de la péninsule du groupe aéronaval est une « mesure de précaution » compte tenu des « provocations de Pyongyang » et de « la menace nucléaire ». « La République populaire démocratique de Corée est prête à réagir, quel que soit le type de guerre voulu par les États-Unis. Nous prendrons les mesures de contre-attaque les plus fermes contre les provocateurs, afin de nous défendre par la voie des armes », a tonné de son côté la Corée du Nord, ce mardi 12 avril.

La tension est montée d’un cran ces dernières heures et les yeux se tournent désormais vers la Chine. Que va faire Pékin, à qui Washington avait demandé de résoudre le problème du programme nucléaire nord-coréen ? Le président américain a-t-il l’intention d’intervenir unilatéralement, comme il l’a déjà menacé depuis son arrivée à la Maison-Blanche ? Où en est réellement le programme balistique nord-coréen ? Faut-il craindre un embrasement de la région ? Et quelle est donc la « doctrine Trump » de sécurité ?

Unknown

Invitée de la Matinale de France Info, le 11/04/17

17 avril 2017 admin 0

Le 11 avril 2017, j’étais invitée dans la Matinale de France Info, présentée par Fabienne Sintès, à propos des frappes américaines en Syrie et plus globalement sur la stratégie (ou l’absence de stratégie) de Trump au Moyen-Orient.

Relations entre Washington et Moscou : « C’est à qui baissera les yeux le premier »

Le dossier syrien est au menu des discussions mardi 11 avril à Lucques, en Italie, avec un sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 où le secrétaire d’État américain Rex Tillerson sera en première ligne avant d’aller à Moscou. Il connaît bien la Russie : il s’y est souvent rendu dans le cadre de ses anciennes fonctions au sein du groupe pétrolier ExxonMobil. Mais l’atmosphère a changé entre les Russes et les Américains depuis la frappe américaine en Syrie. Selon Marie-Cécile Naves, sociologue, docteur en sciences politiques de l’université Paris-Dauphine et auteur de Trump, L’onde de choc populiste, il règne désormais un « froid glacial » entre Washington et Moscou.

Rex Tillerson se rend à Moscou. Le président russe Vladimir Poutine ne va pas le recevoir, comment l’analysez-vous ?

C’est un signe de froid glacial entre les deux. Rex Tillerson ne rencontrera que Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. Poutine et Tillerson se connaissent bien. Poutine l’a décoré quand il était patron d’Exxon. Pendant la campagne électorale américaine, et au tout début de la présidence de Donald Trump, Rex Tillerson avait eu des mots sympathiques vis-à-vis de la Russie. On soupçonnait qu’il irait dans le sens de la levée des sanctions contre la Russie. Là, il a des mots presque plus durs que Trump. Il a parlé d’incompétence de la Russie dans la lutte contre les armes chimiques en Syrie. Il accuse également Moscou d’ingérence dans les campagnes électorales européennes, notamment française. Cela permet de faire diversion sur les très forts soupçons d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine.

Il y a eu des mots également sur la Crimée, sur l’Ukraine, sur les opposants arrêtés et emprisonnés après la manifestation du mois de mars en Russie. Y voyez-vous une part de théâtralisation ?

Oui, bien sûr. C’est à qui baissera les yeux le premier. Il y a tout de même des relents de Guerre froide et de l’intimidation. Là, ils vont être obligés de discuter, sur la question syrienne notamment. Si les Etats-Unis ont fait ce coup de force, la semaine dernière, il n’est pas question pour eux de perpétuer un unilatéralisme, à moins de revenir à l’idéologie néo-conservatrice dont on connaît les conséquences en termes de chaos au Moyen-Orient.

On a aussi l’impression que l’on ne dépasse pas la ligne rouge diplomatique. Si c’était si grave, la visite aurait été annulée, non ?

Ils sont obligés de discuter. L’unilatéralisme ne peut plus fonctionner dans le contexte actuel. Les jeux d’alliances sont beaucoup trop compliqués et changeants au Moyen-Orient. Il y a un autre partenaire dans cette histoire, l’Iran. On ne peut donc plus agir seul. Par ailleurs, ce qui est assez inquiétant aux Etats-Unis, c’est qu’on a l’impression que Donald Trump n’a pas de stratégie géopolitique en général et au Moyen-Orient en particulier. Avec lui, c’est le dernier qui a parlé qui a raison. Au départ, la ligne non-interventionniste, incarnée par Stephen Bannon et l' »America First », dominait. Ce dernier a été écarté du Conseil de sécurité nationale, sous l’influence des généraux dont Trump s’est entouré. On a donc aujourd’hui une ligne de force plus interventionniste mais modérée, qui prend le pas sur la ligne isolationniste. On ne sait pas ce qu’il y a dans la tête de Donald Trump, d’un jour, d’une semaine à l’autre. On a l’impression qu’il y a aussi des désaccords internes.

Comment Vladimir Poutine peut-il réagir, selon vous ?

L’intérêt de Poutine n’est pas d’aller vers une escalade militaire. Les jours qui viennent vont être très importants dans l’évolution du rapport de force entre Washington et Moscou. Vladimir Poutine a sans doute été déstabilisé. Le président russe a voulu Trump comme président. Mais il se rend compte que Trump ne peut pas être la marionnette qu’il avait peut-être imaginée, que c’est quelqu’un d’imprévisible, y compris pour lui. Ce qui est stupéfiant, c’est le coup de force de Trump. Il apparaît comme la tête de pont du monde libre, y compris dans la presse française. Je suis frappée de voir qu’il a trouvé une aura alors qu’en réalité on ne sait rien de ses intentions. C’est un coup tactique très fort de sa part.

Unknown

Invitée de la Matinale de France Info TV, sur la démission de M. Flynn, le 14/02/17

14 février 2017 admin 0

Le 14 février 2017, j’étais invitée dans la Matinale de France Info TV pour commenter la démission de Michael Flynn, éphémère conseiller à la sécurité intérieure du Président Trump.

Flynn a fait figure de fusible, dans un cénacle présidentiel lui-même marqué par de nombreux errements et improvisations en matière de politique étrangère. Ses liens douteux avec la Russie, ses mensonges au vice-Président Mike Pence, la défiance qu’éprouvent à son égard les services de renseignement ont eu raison du général 3 étoiles, figure de la guerre contre Al-Qaïda.

Unknown

Invitée de « 28 Minutes » sur ARTE à propos des relations USA/Iran, le 6/02/17

11 février 2017 admin 0

Le 6 février 2017, j’étais invitée dans l’émission « 28 Minutes », sur ARTE, pour débattre des relations entre les Etats-Unis et l’Iran, après le décret de Trump sur le « Muslim Ban » et les nouvelles sanctions décidées par l’administration américaine à l’Iran en raison de son programme balistique, quelques jours après un test de missile. Le secrétaire américain de la défense, James Mattis, a qualifié l’Iran de « plus grand État soutenant le terrorisme au monde ». Après un net refroidissement des relations entre les deux pays, jusqu’où l’affrontement peut-il aller ?

L’émission était présentée par Élisabeth Quin, avec Nadia Daam et Claude Askolovitch.