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INTERVIEW. « Le sport féminin a un potentiel immense », pour Lemonde.fr

17 avril 2017 admin 0

Interview pour lemonde.fr, publiée le 11 avril 2017 et réalisée par Arthur Laffargue.

Ecarts salariaux : « L’argument de la moindre rentabilité du sport féminin est moins vrai »

Les revenus sont encore loin d’être égaux entre sportifs et sportives américains. Mais en trois jours, deux étapes vers l’égalité salariale entre hommes et femmes ont été franchies aux Etats-Unis. Le 5 avril, les footballeuses (soccer) ont obtenu de leur fédération un accord permettant de doubler leurs salaires, leurs primes et d’augmenter les per diem, les indemnités accordées lors des déplacements avec l’équipe nationale. Des chiffres qui devraient être revus à la hausse en année de compétition majeure que sont la Coupe du monde et les Jeux olympiques.
Le 8 avril, les hockeyeuses ont, quant à elles, obtenu gain de cause auprès leurs instances fédérales. Avec le nouveau contrat signé, fini les déplacements en classe économique. Moins anecdotique, les joueuses recevront un salaire de 70 000 dollars annuel alors qu’elles n’étaient auparavant rémunérées que six mois avant les Jeux olympiques. Les hommes, souvent payés plusieurs millions de dollars par les franchises qui les emploient, dépendent moins des revenus tirés de leurs performances avec l’équipe nationale.

Chercheuse associée à l’Iris et vice-présidente du think tank sport et citoyenneté, Marie-Cécile Naves explique que, si l’égalité des salaires est encore loin d’être atteinte outre-Atlantique, les fédérations sportives françaises feraient bien de s’inspirer de la dynamique enclenchée aux Etats-Unis.

Pourquoi la fédération de soccer a-t-elle cédé aux revendications des joueuses ?

A la fin 2016, il y a eu un assez gros scandale aux Etats-Unis. Plusieurs joueuses de la sélection nationale ont attaqué la fédération de soccer. Elles contestaient les différences de salaires et de primes. Au-delà de la mobilisation des joueuses, des sénateurs démocrates ont pris position sur le sujet ; Barack Obama lui-même s’est exprimé. Il y a aussi eu une mobilisation très importante sur les réseaux sociaux. Ces inégalités ont été le symbole de la discrimination dans le monde du travail. Tout ça n’était pas bon pour l’image de la fédération.

Les instances sportives américaines ont-elles aussi cédé parce que le sport féminin devient « rentable » ?

Il y a un gros débat, y compris en France, pour savoir si les femmes rapportent vraiment moins que les hommes. Aux Etats-Unis, les joueuses de soccer ont tout gagné. Pour la finale de Coupe du monde en 2015, il y avait 25 millions de téléspectateurs sur Fox. Ce qui est un record aux Etats-Unis pour un match de soccer, hommes et femmes confondus.

Et puis la question de la rentabilité pour les marques se pose également. Les femmes partent certes de très loin, mais le marché du sport masculin devient saturé. Il est difficile pour une marque d’attirer des nouveaux joueurs, de trouver une niche. Alors que le sport féminin a un potentiel immense, que ce soit pour les équipementiers ou pour sponsoriser des grandes compétitions. Forcément, la valeur marchande résultant de l’image des joueuses est appelée à changer.

Je fais partie de ceux qui pensent que la lutte contre les discriminations n’est pas incompatible avec la performance économique, parce que les talents ne sont pas gâchés et leur potentiel peut être exploité. Finalement le sport est un domaine professionnel comme un autre. Le fait de rester sur des vieux schémas n’est pas du tout rentable.

On observe donc une tendance vers l’égalité dans le sport américain. En France, cela n’est pas forcément le cas. Comment l’expliquer ?

Aux Etats-Unis, le sport occupe une place qu’il ne possède pas en France, où le sexisme dans ce domaine est encore assez bien toléré. Mais je pense que cela va changer dans les années à venir. D’une part, l’argument de la moindre rentabilité du sport féminin est de moins en moins vrai. De l’autre, le monde du sport s’abrite beaucoup derrière les valeurs d’équité, d’égalité. Il ne peut donc pas y avoir un discours qui utilise des valeurs comme alibi en parallèle de pratiques discriminatoires qui perdurent.

C’est particulièrement le cas dans les clubs, où l’on refuse les filles, où les horaires d’entraînement favorisent les équipes de garçons. On investit très tôt sur les garçons au détriment des filles. En France, l’inégalité dans le sport commence dès l’enfance, et ce n’est pas juste une question de rentabilité, de droits de retransmission et de sponsoring.

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Invitée par BFM TV dans « News et Compagnie », 13 mars 2015

13 mars 2015 admin 0

Le 12 mars 2015, j’étais l’invitée en plateau de Nathalie Lévy pour « News et Compagnie » sur BFM TV, à propos des enjeux de cohésion sociale par le sport. J’ai notamment expliqué que le sport féminin était encore dénigré en France (15 % seulement du volume horaire du sport retransmis à la télévision). Par ailleurs, j’ai souhaité dire que les sportives et les sportifs étaient souvent des exemples pour la la jeunesse, et que cette image devait être davantage utilisée pour inciter les individus à faire du sport à des fins de santé. Enfin, j’ai expliqué que l’engagement citoyen et le bénévolat dans ce domaine méritaient une attention particulière des pouvoirs publics, a fortiori depuis le 11 janvier dernier : les dimensions éducatives et économiques (emploi, softpower, etc.) du sport sont considérables.

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Interview pour « 20 Minutes » sur le sport au travail

24 juin 2014 admin 0

Interview croisée avec Sylvain Landa, directeur adjoint du think tank « Sport et Citoyenneté », sur les bienfaits de la pratique d’une activité physique ou sportive au travail (lutte contre l’absentéisme, bien-être, performance, etc.), et les freins qui existent encore dans certaines entreprises et administrations quant à sa généralisation. Nous y parlons aussi des bonnes pratiques, en France et à l’étranger, notamment celles qui ciblent certaines populations (femmes, seniors, etc.).

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Le sport rend-il plus productif ? – BFM Business

8 mai 2014 admin 0

La question de la santé par le sport, sur le lieu de travail, se pose de manière récurrente : seuls 17% des salariés pratiquant une activité physique ou sportive régulière ont la possibilité de l’exercer au travail ou pendant les heures de travail. Ce pourcentage est en progression depuis 2009 (+4 points) mais il reste faible.

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Article et interview pour « Womenology » sur le rapport « Lutter contre les stéréotypes filles-garçons »

1 mars 2014 admin 0

Pour comprendre l’origine des inégalités, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes, a demandé au Commissariat général à la stratégie et à la prospective de réfléchir à une manière transversale d’aborder les stéréotypes filles-garçons. Coordonné par Marie-Cécile Naves, sociologue et politiste et Vanessa Wisnia-Weill, psychologue et psychanalyste, le dossier final, a été rendu au gouvernement le 15 janvier 2014 et annonce 30 propositions visant à faire évoluer les pratiques et mentalités.

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Article dans « Le Figaro » sur ma note « Comment mettre le sport au service de la santé des salariés ? »

30 octobre 2012 admin 0

Peu de salariés boxent, jouent au foot, ou font de la gymnastique avec leurs collègues de travail. Si près de 50% des Français disent faire du sport au moins une fois par semaine, seuls 13% de ces sportifs occasionnels s’y adonnent dans leur cadre professionnel. Les entreprises auraient pourtant tout à gagner à développer la pratique du sport en entreprise, et pas seulement pour les valeurs de compétition, d’esprit d’équipe et d’excellence qu’il véhicule, souligne une note du Centre d’analyse stratégique.

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Article de l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES) sur ma note sur le sport pour tous

16 mai 2011 admin 0

Partant du constat d’une large démocratisation du sport depuis un siècle qui reste soumis à des discriminants comme le revenu, le diplôme, l’âge et le territoire, le CAS s’est demandé comment inciter le plus grand nombre à pratiquer un sport ou une activité physique. De cette étude, qui jette un regard pertinent sur l’évolution des pratiques sportives désormais associées à certaines politiques sociales, territoriales et environnementales, six propositions sont formulées.

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Article dans « Vie Publique » sur ma note « Comment inciter le plus grand nombre à pratiquer un sport ou une activité physique ? »

14 avril 2011 admin 0

En 2009, 48 % des Français âgés de 15 ans et plus déclarent faire du sport « régulièrement » ou « assez régulièrement », soit un taux de pratique sportive comparable à la moyenne européenne. Une majorité (52 %) pratique un sport principalement hors des infrastructures spécifiques et privilégie la marche, la natation et le vélo, activités dites de loisirs. L’activité physique doit aussi être développée.