Deux chapitres dans l’ouvrage « Histoire mondiale du bonheur » (dir. François Durpaire)

Deux chapitres dans l'ouvrage "Histoire mondiale du bonheur" (février 2020)

J’ai le plaisir de signer deux chapitres dans le livre collectif, « Histoire mondiale du bonheur », dirigé par l’historien François Durpaire, aux éditions du Cherche-Midi, qui est sorti en librairie le 27 février 2020. Le premier est intitulé « 1776 : la ‘recherche du bonheur’, socle de la démocratie américaine », et le second, « L’injonction à un bonheur normé, mystification contemporaine ? »

Mot de l’éditeur : Cro-Magnon était-il plus ou moins heureux que nous le sommes dans notre monde connecté ? Comment les Indiens d’Amérique ou les esclaves aux Caraïbes, confrontés aux pires tragédies, ont-ils maintenu des formes de joie? Quels moyens d’accéder au bonheur les différentes spiritualités nous offrent-elles ?

Plus de 60 historiens, philosophes, sociologues, anthropologues, psychologues ont travaillé sur la notion et livrent le récit magistral de la manière d’être heureux en tout lieu et en tout temps. Ils nous montrent que le bonheur définit la singularité d’une civilisation, de l’Inde ancienne à l’Égypte pharaonique, de la Chine à l’Europe de la Renaissance.

Cet ouvrage inédit témoigne du caractère universel de cette quête et nous donne des clés pour construire, ici et maintenant, notre propre chemin vers une vie plus heureuse.

Extrait de mon premier chapitre : « Lorsqu’en 1961, lors de son discours d’investiture, le président John F. Kennedy prononce cette phrase restée célèbre : ‘Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays’, chaque Américaine et chaque Américain comprend à quoi il fait allusion.

Comme toutes les nations, les États-Unis se sont construits sur des récits collectifs, régulièrement rappelés et sans cesse réactivés par la classe politique, la littérature, l’art et les médias, et dont les mythes fondateurs (le « self-made man », la destinée manifeste, etc.) sont l’une des expressions. Le storytelling du bonheur, ou plus exactement de la recherche du bonheur en est une autre (…) ».

Extrait de mon second chapitre : « Dans la sphère professionnelle comme dans la société dans son ensemble, il est cependant aisé de confondre bien-être et bonheur, ou plus exactement d’une certaine forme de bonheur objectivé. Le développement d’une véritable économie du bonheur, très lucrative, de plus en plus injonctive, tend à imposer une vision de celui-ci, à laquelle salariés et citoyens devraient se conformer.

L’accomplissement personnel n’est plus une possibilité mais une obligation parce qu’il est destiné à servir les intérêts de l’organisation pour laquelle on travaille, et ceux de la société au sein de laquelle on évolue (…) ».

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