Elles et ils recommandent « La démocratie féministe »

Quand on parle de "La démocratie féministe. Réinventer le pouvoir"... (octobre à décembre 2020)

Tour d’horizon des articles des médias et newsletters sur « La démocratie féministe. Réinventer le pouvoir », paru le 14 octobre 2020 chez Calmann-Lévy. Florilège…

« Comment penser le monde après Donald Trump et Jair Bolsonaro? Comment expliquer l’aura d’Alexandria Ocasio-Cortez, de Jacinda Ardern ou de Greta Thunberg? Directrice de l’Observatoire « Genre et géopolitique » à l’Institut de relations internationales et stratégique (Iris), Marie-Cécile Naves a publié en octobre l’ouvrage clair et documenté La démocratie féministe. Réinventer le pouvoir. Interrogée par Challenges en novembre dernier alors que Kamala Harris était sur le point de devenir la première femme vice-présidente aux Etats-Unis, son autrice déclarait qu’un mouvement de fond pour les femmes politiques américaines avait déjà été amorcé. « Le record de femmes démocrates élues au Congrès en 2018, c’était avant Kamala Harris », fait savoir Marie-Cécile Naves. « Le féminisme qui a été la première force à s’opposer à Trump dès janvier 2017. Evidemment, elle a l’un des deux plus hauts postes possibles, donc on peut s’attendre à ce qu’il y ait un effet d’entraînement. Mais ce n’est pas elle toute seule qui conduit ce mouvement qui est général en faveur de la place des femmes dans la société, et notamment des femmes racisées » (Laure Croiset, « Challenges », 18.12.2020)

« Avec ‘La démocratie féministe’, la politologue française Marie-Cécile Naves signe un essai résolument optimiste. Au-delà de son analyse de la montée des régimes néolibéraux autoritaires avec l’avènement en 2016 de Donald Trump, l’ouvrage propose de repenser nos démocraties sous le prisme du genre. Pour une société plus inclusive, bienveillante et respectueuse des autres et de notre planète ». Les féministes sont un force immense de mobilisation » (Charlotte Arce, « Sorocité », 12.12.2020)

« Dans la morosité ambiante qui voit s’empiler les crises sanitaires, démocratiques, environnementales, un livre apporte un grand coup de fraîcheur, un vent d’espoir : ‘La démocratie féministe, réinventer le pouvoir’, écrit par Marie-Cécile Naves » (Véronique Kiesel, « Le Soir », 4.12.2020)

« Le 20 janvier, jour de la cérémonie d’investiture du président élu, Kamala Harris deviendra la première vice-présidente des Etats-Unis. De quoi présager une démocratie féministe ? C’est en tout cas un pied de nez au pouvoir testostéroné de Donald Trump, analyse Marie-Cécile Naves, docteure en sciences politiques à l’université Paris-Dauphine, directrice de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), qui fait paraître la Démocratie féministe, réinventer le pouvoir (Calmann-Lévy). Pour l’essayiste, ce mode de gouvernance apparaît comme incontournable pour régénérer les régimes démocratiques » (Simon Blin, « Libération », 2.12.2020 (version web) et 10.12.2020 (version papier)).

« Et si le féminisme permettait de réinventer le pouvoir et la démocratie à travers le monde ? C’est le postulat de notre invitée cette semaine, Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS (l’Institut de relations internationales et stratégiques). Dans son ouvrage « La démocratie féministe – Réinventer le pouvoir », elle oppose notamment les régimes populistes qui surexploitent les ressources naturelles et humaines de la planète, à une gouvernance plus solidaire et respectueuse des différences » (Camille Pauvarel, Virginie Herz, France 24, 13.11. 2020)

« Le Covid l’a encore prouvé, le mode viriliste de pouvoir qui consiste à bomber le torse ne sert à rien, sinon à retarder les actions utiles. Autre enseignement, les politiques du care, du lien et du soin de l’autre, théorisées par le féminisme, sont apparues essentielles et à revaloriser. Or nos démocraties se trouvent perverties par des figures populistes (Trump, Bolsonaro, Orbán…) incarnant un « pouvoir prédateur », pour les autres comme pour la planète, surjouant la masculinité hégémonique. Au-delà de ses aspects grotesques, c’est bien un projet de société qui est à l’œuvre, s’attaquant de façon systématique aux droits des femmes (l’opposition à l’avortement est un invariant) et des minorités. Le pouvoir est donc « à réinventer », et le féminisme peut lui en fournir l’antidote et les clés, avance la politologue Marie-Cécile Naves : « Plutôt qu’un “pouvoir sur”, on pourrait imaginer promouvoir un “pouvoir de” et “avec”, constructif, positif, inclusif. » Soit un leadership « dégenré », pouvant néanmoins être incarné par des femmes comme par des hommes » (Marie Lemonnier, « L’Obs », 14.11.2020)

« La ‘démocratie féministe’ met face à face deux manières polarisées d’envisager le pouvoir politique: d’un côté, celui des dirigeants néofascistes conservateurs, au comportement prédateur et viriliste ; de l’autre, un ‘universalisme façonné par la multiplicité des luttes venues d’en bas’, émancipateur et résolument féministe. Pour creuser cette alternative, Marie-Cécile Naves, politiste spécialiste des Etats-Unis, revient sur les mouvements et événements récents principalement dans ce pays mais aussi en Europe et en Amérique, pour insister sur ‘la dimension genrée, omniprésente, des mobilisations récentes et actuelles’. Une dimension plutôt évidente lorsqu’elle évoque la libération de la parole contre les violences sexuelles, depuis l’affaire Anita Hill jusqu’à la tribune de Virginie Despentes, mais l’auteure dévoile aussi les possibilités d’un féminisme intersectionnel soutenant les défenseurs de l’écologie, des luttes contre les discriminations et contre le racisme. Nourrie de l’observation d’actions concrètes, sa démonstration s’appuie sur des lectures fondatrices » (Eugénie Bourlet, « Lire-Le Magazine littéraire », novembre 2020).

« Hier une manifestation géante a eu lieu en Pologne contre l’interdiction quasi-totale de l’interruption volontaire de grossesse. Déjà, mercredi, les femmes s’étaient massivement mises en grève générale contre la décision du Tribunal constitutionnel d’interdire les avortements en cas de malformation du fœtus. Depuis le 22 octobre, les manifestations ne faiblissent pas. De l’autre côté du globe, aux Etats-Unis, lundi, la juge Amy Coney Barrett a été intronisée à la Cour suprême, la plus haute instance juridique des Etats-Unis, et de nombreuses protestations se sont élevées dans le pays contre cette nomination hautement symbolique, la juge ayant déjà clairement exprimé ses positions catholiques et défavorables au droit à l’avortement des femmes. Peut-on lier ces événements situés dans deux pays sans aucun rapport ? Peut-on parler d’une internationale anti-féministe quand on sait que 32 pays ont fait une déclaration commune à Genève le 22 octobre remettant en cause les droits des femmes ? Et si les féministes avaient une autre façon de regarder le monde et d’appréhender la gouvernance ? Comment réinventer le pouvoir ? C’est la question que pose notre invitée, Marie-Cécile Naves, dans son livre La démocratie féministe. Réinventer le pouvoir (Calmann-Lévy) » (Caroline Broué, France Culture, 31.10.2020). 

« Face aux crises mondiales, faut-il miser sur le féminisme ? Faire un parallèle la gestion de la pandémie par Donald Trump ou par Jacinda Arden, la Première ministre néo-zélandaise fait-elle sens ? Dans La démocratie féministe, réinventer le pouvoir qui vient de paraître aux éditions Calmann-Lévy, Marie-Cécile Naves, docteure en science politique de l’Université Paris-Dauphine, directrice de recherche à l’IRIS, propose une analyse du féminisme comme outil de compréhension de nos sociétés, mais aussi moyen de repenser nos démocraties » (Sylvie Laurent, RFI, 31.10.2020). 

 

« Et si 2020 signait la fin de la présidence Trump ? Dans son excellent manifeste « La démocratie féministe », la politologue Marie-Cécile Naves fait le bilan de quatre ans de virilisme et d’éco-scepticisme assumés. Et en profite pour promouvoir des idéaux révolutionnaires. Un manifeste sociopolitique au sous-titre revigorant : « Réinventer le pouvoir ». En s’attardant aussi bien sur l’ADN des gouvernements estampillés Trump, Bolsonaro ou Orbán (néo-libéralisme, populisme, virilisme, écoscepticisme) que sur les protestations révolutionnaires des mouvements qui leur font face, l’autrice délivre un tour d’horizon aussi stimulant qu’aiguisé d’un monde sous tension(s). Un ouvrage nécessaire pour déconstruire les politiques oppressives d’aujourd’hui, mais aussi rêver, au gré d’exemples diplomatiques très concrets, à des lendemains qui chantent. Rien de plus salutaire alors que nos sociétés virent à la cacophonie, n’est-ce pas ? L’experte est venue nous apporter son point de vue érudit, à l’aube d’un avenir que l’on espère plus progressiste et inclusif outre-Atlantique. Plus féministe ? » (Clément Arbrun, « Terrafemina », 2.11.2020)